D’une crise à une organisation interne revisitée

Télétravail, nouvelles façons de travailler, équilibre entre vie professionnelle et personnelle, quête de sens dans le voyage d'affaires. Notilus vous en dit plus sur ces sujets et vous dévoile les résultats de l'enquête menée sur un panel de professionnels.

La crise sanitaire a impacté l’organisation des entreprises et leurs modes de travail. Elles ont dû revoir leurs fonctionnements. L’univers du voyage d’affaires a lui aussi dû être repensé. En effet, 94 % des entreprises ont maintenu moins de 20 % de leurs déplacements lors du premier confinement1. Et 34 % des voyageurs d’affaires n’ont pas du tout pris l’avion en 20202.

 

Télétravail : entre gestion humaine et nécessité pragmatique

Depuis mars 2020, selon les directives gouvernementales, le télétravail est devenu un impératif à mettre en place. Cela permet en effet aux entreprises de revoir leur mode d’organisation afin de s’adapter aux besoins des collaborateurs et d’assurer également leur sécurité en évitant les risques de contamination. Selon le Gouvernement, plus de 40 % des postes y sont éligibles. Cependant, malgré la démocratisation du télétravail, certaines entreprises refusent de s’y plier.

La raison principale est liée aux difficultés à repérer les activités adaptées ou non au télétravail mais cela vient aussi de la peur d’assurer un management à distance. Selon une étude de la Chaire Pégase de la Montpellier Business School, 72 % des répondants déclarent avoir remplacé leurs déplacements professionnels par des visioconférences, rendant par le fait accessible leurs missions en télétravail.

Depuis le début de la crise covid, un changement des modes de management s’est opéré. Il y a alors un réel besoin de revoir l’organisation du travail, de prioriser les tâches, de changer les modes de communication tout en maintenant l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Le télétravail s’amorce donc depuis le début de la pandémie comme un axe majeur des considérations nouvelles d’organisation du travail.

 

Nouveau livre blanc !

Le voyageur d’affaires sur la route de l’efficience

Découvrez les tendances du voyage d’affaires en 2022 ! Ce livre blanc est basé sur une étude Notilus menée sur un panel de professionnels en charge des déplacements. 

livre blanc notilus voyage daffaires

 

Nouvelles façons de travailler : de la mise en place dans l’urgence à la pérennité des changements

Des aménagements ont dû être mis en place pour accompagner les nouvelles habitudes. Ainsi, les entreprises doivent recourir à l’utilisation de nouveaux outils de communication, de gestion des missions et des tâches, voire des outils de brainstorming et de créativité. Il faut notamment accompagner les collaborateurs dans l’utilisation de ces nouveaux outils en prenant en compte les besoins de chacun afin de faciliter la prise en main et l’efficience de ces derniers dans la durée, tant en interne qu’auprès des fournisseurs et partenaires de l’entreprise.

Rendu obligatoire de façon brutale durant le premier confinement, le télétravail a souvent été subi. La première source d’insatisfaction de la part des collaborateurs est un manque de matériel adapté chez soi et l’absence d’un espace dédié afin de pouvoir séparer vie privée et vie professionnelle. Selon l’étude que nous avons menée, 45,6 % des répondants ont constaté des difficultés techniques liées à l’utilisation des outils de visioconférence. A contrario, 38,6 % des répondants ont noté une productivité renforcée avec le télétravail, notifiant l’environnement plus calme en comparaison avec les open spaces et l’absence de nervosité liée aux transports en commun.

 

Vie privée et vie professionnelle : un équilibre bouleversé

L’impact psychologique du télétravail sur les collaborateurs pendant le premier confinement a été considérable. Après 5 à 6 semaines de confinement, 21 % des télétravailleurs se disent en détresse psychologique3. Chez les cadres, 27 % pensent que l’équilibre entre leur vie professionnelle et leur vie privée s’est détérioré4. L’abolition des frontières entre vie privée et vie professionnelle ne s’est pas faite de façon tranchée. Nombre de collaborateurs se sont retrouvés stressés et démotivés par la perte des repères. Le manque de lien social a aussi largement accentué ce déséquilibre.

 

Etat perturbé d’une crise à une organisation interne revisitée

 

Si, auparavant on n’en avait pas vraiment conscience, il s’est avéré évident que le travail a son importance dans le maintien d’une vie sociale. D’après notre étude, 56,1 % des répondants pensent que la séparation vie privée et vie professionnelle ne peut se faire de manière nette. Les collaborateurs doivent alors chercher à scinder le rapport entre vie privée et vie professionnelle et à éviter une connexion permanente qui peut être facteur de fatigue, de stress voire de burn-out dans le pire des cas. Les entreprises doivent donc s’accorder afin que le télétravail soit mis en place dans une juste mesure, de manière partielle afin d’accompagner les collaborateurs vers cet équilibre.

 

La quête de sens dans le voyage d’affaires

Le voyage d’affaires a profondément été remis en question depuis le début de la pandémie. Que ça soit au niveau de son organisation, des nouvelles attentes des collaborateurs ou à travers une démarche RSE décuplée, il fait face à de nouveaux défis. Pour répondre à ces nouvelles problématiques, les employeurs et les travel managers doivent collaborer de manière étroite. La première étape est de revoir la qualification des déplacements selon leur essentialité. Une nouvelle grille de critères devra alors être produite.

Face à la pandémie et à la nécessité de limiter les voyages, ceux-ci sont qualifiés selon leur importance afin de distinguer ceux qui sont nécessaires de ceux qui sont évitables. Chaque entreprise possède alors ses propres critères. Par exemple, une entreprise va prendre en compte les dépenses en émissions de CO2 d’un déplacement professionnel pour juger s’il est nécessaire ou non de voyager alors qu’une autre va préférer regarder si ce voyage ne va pas être une dépense inutile et va préférer recourir à la visioconférence.


La sécurité du voyageur, ainsi que son bien-être, ont aussi été réévalués suite à cette crise. La relation des entreprises avec les fournisseurs de la chaine de voyage fut également impactée. On vous en dit plus sur ces 3 points dans le livre blanc « Le voyageur d’affaire sur la route de l’efficience ».

 

1 Etude Notilus 2021

2 Etude la chaire Pégase de la Montpellier Business School

3 Baromètre IFOP, les aspirations des cadres, Comment la crise sanitaire a-t-elle transformé le rapport au travail des cadres ?, 23 mars 2021

4 Ibid

LA PART DES DÉPLACEMENTS PROFESSIONNELS MAINTENUS PENDANT LES CONFINEMENTS

1er confinement

94 %

des entreprises ont maintenu moins de 20 % de leurs déplacements

2 %

des entreprises ont maintenu entre 20 et 50 % de leurs déplacements

4 %

des entreprises ont maintenu plus de 50 % de leurs déplacements

2ème confinement

82 %

des entreprises ont maintenu moins de 20 % de leurs déplacements

16 %

des entreprises ont maintenu entre 20 et 50 % de leurs déplacements

2 %

des entreprises ont maintenu plus de 50 % de leurs déplacements

L’ARRÊT QUASI-TOTAL DES DÉPLACEMENTS PROFESSIONNELS

ÉTUDE DE LA CHAIRE PÉGASE DE LA MONTPELLIER BUSINESS SCHOOL

72 % des voyageurs d’affaires
ont effectué moins de voyages
aériens en 2020 qu’en 2019

34 % des voyageurs
d’affaires n’ont pas du tout
pris l’avion en 2020

BAROMÈTRE EPSA

presque 0 % de voyages
internationaux en 2020

la protection du
collaborateur passe par
l’interdiction totale de se
déplacer (travel ban)

renforcement des
workflows de validation

suppression de
l’automatisation permise
par les technologies au
profit du manuel

63 à 72 % de voyages
d’affaires en moins en 2020

LA PART DES DÉPLACEMENTS PROFESSIONNELS EN 2022, COMPARÉE À 2019

34 %

des entreprises ont maintenu moins de 20 % de leurs déplacements

36 %

des entreprises ont maintenu entre
20 et 50 % de leurs déplacements

30 %

des entreprises ont maintenu plus de 50 % de leurs déplacements

Partager cet article

Poursuivre la lecture

Retour haut de page